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LANGUES ET RELIGIONS
Il existe tout de même plus de 60 langues et dialectes dont les principales sont: le mooré langue parlée par l’ethnie Mossi, le samo parlé par les Samos, le fulfulde parlé par les Peuls, le gulmancéma parlé par les Gourmantché dans l'Est du Burkina Faso, le dagara parlé par les Dagaris , le Dioula qui est une langue commune à plusieurs pays d’Afrique de l’ouest (la Cote d’Ivoire, le Mali, la Guinée etc.), le lobiri parlé par les Lobis, le marka, le bobo, le bwamu parlé par les bwabas, le senoufo, le kassena et le lyélé (langues parlées par le peuple dit Gourounsi qui en réalité s'appelle lui même "NOUN", sud-est et centre ouest) et le bissa qui est la langue parlée par l’ethnie des Boussancé appelé couramment Bissas. Il est aussi intéressant de signaler la présence touaregs dans le Nord du pays.
Comme la plupart des pays d’Afrique de l’ouest, le Burkina Faso a pour langue officielle le français.
-Les Burkinabè se partagent entre trois religions : l'animisme, l'islam et le christianisme. Les proportions donnent à peu près 52 % de musulmans, 26 % d'animistes et 20 % de chrétiens (catholiques, protestants et de plus en plus de sectes para chrétiennes). On peut dire que la plupart des Africains, mêmes convertis à une autre religion, continuent cependant à pratiquer les rites animistes.
L'animisme recouvre l'ensemble des religions traditionnelles pratiquées par les paysans. On parle parfois aussi de fétichisme. Les principales ethnies qui pratiquent l'animisme sont les Mossi, les Gourmantchés, les Gourounsis, les Bobos, les Sénoufos, les Lobis, les Bissas, etc. Ces trois dernières se plaignent de l'intrusion dans leur région des sectes para chrétiennes.
ADMINISTRATION
Le territoire du Burkina Faso est divisé en 13 régions administratives, subdivisé en 45 provinces, 350 départements, 359 communes de plein exercice dirigées par des maires élus et 8 000 villages environ.
Depuis son indépendance en août 1960, le Burkina Faso a connu plusieurs régimes politiques : État de droit et État d’exception. À partir de 1991, le pays a opté pour un système politique démocratique en adoptant une constitution par voie référendaire et en organisant des élections présidentielles et législatives.
Aujourd’hui, des institutions républicaines sont mises en place :
- Les élections du premier et du deuxième Président de la 4e République respectivement en 1992 et 1998.
- Les élections législatives en 1992, 1997, 2002 et 2007.
- L’installation de la chambre des représentants.
- La mise en place de l’appareil judiciaire.
Il s’agit donc d’un État démocratique à trois pouvoirs qui sont :
- le pouvoir exécutif assuré par le Gouvernement,
- le pouvoir législatif composé d’une Assemblée Nationale et d’une Chambre des Représentants,
- le pouvoir judiciaire.
En outre, d’autres institutions viennent consolider l’état de droit. Ce sont notamment :
- le Médiateur du Faso,
- le Conseil Economique et Social (CES),
- le Conseil Supérieur de l’Information (CSI),
- et la Commission Nationale de la Décentralisation (CND).